Extraits étiquetés avec : plaisir

  • Plaisir d’exister et d’être soi

    La joie dont je parle ici est moins l'émotion réactive aux événements extérieurs favorables que la jubilation intérieure qui anime toute vie, qui exprime sa puissance naturelle d'être et d'agir. C'est la joie de vivre, le plaisir d’exister et d’être soi que nous ressentons tous depuis l'enfance et qui forme la source éternellement vive et active de tout bonheur.

    Couverture de L’expérience du bonheur
    page(s) 37
  • La dimension du cœur

    [J]'ai découvert que la véritable origine du malheur était toujours un blocage affectif de la joie. Sous le stress, la fatigue et l'insatisfaction, il y a toujours des peurs paralysantes, des colères réprimées et des tristesses refoulées le plus souvent depuis l'enfance. Sous la timidité, la culpabilité, la honte, la haine ou la mésestime de soi, il y a toujours un besoin de retrouver le chemin du plaisir, de l'amour et de l'enthousiasme.

    Le bonheur est un affect. C'est donc sur le plan affectif – la dimension du cœur – que la guérison physique et spirituelle doit s'opérer pour que le corps accède à sa plus puissante santé et que l'esprit s'éveille à sa plus grande sagesse.

    Couverture de L’expérience du bonheur
    page(s) 25-26
  • Être tout simplement

    Le plus dur était pour lui de passer ainsi des heures « à ne rien faire ». Il fallait réapprendre à être, à être tout simplement – sans but ni motif. Méditer comme une montagne, c'était la méditation même de l'Être, « du simple fait d'Être », avant toute pensée, tout plaisir et toute douleur.

    Couverture de Écrits sur l’hésychasme
    page(s) 14
  • Saṃsāra

    Pendant des années, sans nobles aspirations, sans grandeur, il s'était contenté de mesquins plaisirs, et encore ceux-ci ne lui avaient-ils pas suffi ! Sans s'en rendre compte lui-même, il s'était efforcé, pendant tout ce temps, de réaliser son désir, d'être un homme comme les autres, ces grands enfants ! et il n'avait réussi qu'à rendre son existence plus misérable et plus vide que la leur, parce que leurs buts n'étaient pas les siens, pas plus que leurs soucis.

    Tout ce monde composé d'individus à la Kamaswami n'avait guère été pour lui qu'un spectacle, une sorte de danse que l'on regarde de loin, une comédie.

    Seule Kamala avait trouvé grâce à ses yeux ; elle seule lui avait été chère, mais l'était-elle encore ? Avait-il encore besoin d'elle ? ou elle de lui ? Ne se livraient-ils pas tous deux à un jeu sans fin ? Était-il vraiment nécessaire de vivre pour cela ? Non, cela n'en valait pas la peine ! C'était là un jeu d'enfants, cela s'appelait saṃsāra ; on avait du plaisir à y jouer une fois, deux fois, dix fois même — mais le recommencer toujours, toujours ?…

    Couverture de Siddhartha
    page(s) 110-111
  • Dans la vie mondaine, nous tournons en rond

    Avant de s'engager sur la voie, les individus, dans chacune de leurs actions, ne sont motivés que par des désirs égocentriques d'acquérir bien-être, pouvoir, réputation, etc., c'est-à-dire d'avoir du plaisir et d'échapper à la souffrance. Mais ils se rendent rarement compte que la ruée pour le bien-être, le pouvoir et tout autre désir mondain ne leur donnera jamais satisfaction. Cette poursuite éperdue est ce que les bouddhistes nomment la condition du saṃsāra – terme sanskrit signifiant « décrire un cercle ».

    Le perpetuum mobile de la vie mondaine nous voit passer d'une situation à une autre, d'une humeur à une autre, désirer un objet, l'acquérir et en jouir, passer de la saturation au rejet, puis à la frustration pour nous retrouver au point de départ, boucler la boucle, et suivre toujours le même processus encore et encore.

    Couverture de C.G. Jung et la sagesse tibétaine
    page(s) 26-27
  • Peur et plaisir sont imputables à la pensée

    La peur est imputable à la pensée ; il en est de même pour le plaisir. On est passé par une expérience agréable, la pensée s'y attarde et voudrait la voir se prolonger ; quand ceci s'avère impossible il y a une résistance, un état de colère, de désespoir, d'affolement. […]

    La félicité n'est pas le plaisir ; l'extase n'est pas une sécrétion de la pensée ; c'est une chose entièrement autre. Vous ne pouvez rencontrer la félicité ou l'extase qu'après avoir compris la nature de la pensée – elle qui donne naissance à la fois au plaisir et à la peur.

    Couverture de Le vol de l’aigle
    page(s) 18-19
  • Le seigneur de la forme

    Le Seigneur de la Forme concerne la quête névrotique de confort, de sécurité et de plaisir. Notre société technologique hautement organisée est le reflet d'une préoccupation tout entière tournée vers la manipulation de l'environnement physique e vue de se protéger des atteintes de la vie sous son aspect cru, brut et imprévisible. […]

    Le Seigneur de la Forme ne se réfère pas aux situations vitales physiquement riches et sûres que nous créons en elles-mêmes. Il s'agit bien plutôt du souci névrotique qui nous incite à les créer, à vouloir contrôler la nature. Il est question de la prétention qu'a l'ego de se tenir à l'abri et de se donner du plaisir, en évitant autant que possible toute irritation.

    Couverture de Pratique de la voie tibétaine
    page(s) 14
  • La voie

    Chercher la Voie consiste à chercher une solution à la souffrance humaine et non à tenter d'échapper à celle-ci. Ni les plaisirs sensuels ni les austérités ne permettent d'atteindre la Voie.

    Couverture de Sur les traces de Siddharta
    page(s) 82
  • Ne pas gaspiller notre chance

    Pour le moment, aussi imparfaite que puisse paraître notre vie, nous sommes dans des circonstances excellentes. Nous avons l'intelligence, des maîtres et des enseignements à notre disposition, et un minimum de penchant pour l'étude et la méditation. Cependant, certains d'entre nous mourront avant la fin de l'année ; et dans les cinq ans à venir, d'autres seront malades et souffriront tant qu'ils auront du mal à se concentrer sur les enseignements bouddhiques, sans parler de vivre en accord avec eux.

    En outre, nombre d'entre nous se laisseront distraire par des activités mondaines – pendant deux, dix, vingt ans ou durant toute leur vie – et n'auront plus le loisir de se libérer de la rigidité de l'égocentrisme.

    Dans l'avenir, il est possible que les circonstances extérieures telles que la guerre ou la violence deviennent si dominantes que nous n'aurons plus le temps pour une introspection honnête. Cela pourrait vraiment arriver. Nous pouvons également tomber dans le piège du confort excessif. Quand la vie semble si agréable, si luxueuse et douillette, il n'y a pas assez de souffrance pour nous éloigner des séductions des plaisirs terrestres. Endormis par l'autosatisfaction, nous devenons indifférents aux maux de nos semblables.

    Le Bouddha affirme que la naissance humaine est idéale, dotée du juste équilibre entre le plaisir et la souffrance. Reste à ne pas gaspiller cette chance.

    Couverture de Il n’y a plus de temps à perdre
    page(s) 22-23
  • Personne ne peut nous sauver !

    [N]ous rêvons d'un amour idyllique et dans le même temps, comme tant d'ouvrages, de romans et de films le décrivent, la quête d'amour est devenue pour nous une sorte de chasse visant à enrichir et à solidifier notre moi. Dans la logique du terrier, l'amour vise à me permettre d'accomplir mon potentiel. D'exercer mon droit au bonheur et au plaisir. Il existe pour ce faire des techniques de gestion des affects plus ou moins efficaces.

    Proust ne rêve pas. Il montre les choses telles qu'elles sont désormais pour nous. Il ajoute que l'illusion amoureuse tient aussi au fait que j'attends d'autrui un salut qui ne pourrait venir que de moi-même. Personne ne peut nous sauver !

    Couverture de La tendresse du monde
    page(s) 29-30
  • Quatre axes du mal-être

    Premièrement, nous aimons le plaisir ; nous y sommes attachés. À l'inverse, nous n'aimons pas la douleur. Deuxièmement, nous aimons les louanges et y sommes attachés. Nous tâchons d'éviter la critique et les reproches. Troisièmement, nous aimons la gloire et y sommes attachés. Nous n'aimons pas la honte et essayons de l'éviter. Enfin, nous sommes attachés au gain, à l’obtention de ce que nous désirons. Nous n'aimons pas perdre ce que nous possédons.

    Selon cet enseignement très simple, c'est l'immersion dans ces quatre couples d'opposés – plaisir et douleur, perte et gain, gloire et honte, louanges et reproches – qui nous maintient englués dans la souffrance du saṃsāra.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 73 (8 - Les huit dharmas de ce monde)
  • Le bonheur n'est pas dans la satisfaction des sens

    Il est facile de se rendre compte que la satisfaction des sens n'est pas du bonheur, puisque le plaisir éprouvé disparaît presque immédiatement et qu'il peut même entraîner un sentiment de déchéance et de remords.

    Couverture de Les huit marches vers le bonheur
    page(s) 20
  • Motivation de l'ermite

    En dehors de la manne spirituelle qu'il en retire, en quoi [un ermite] peut-il contribuer au bien de la société humaine ?

    Pour répondre […], il convient de considérer la motivation de l'ermite. Le déclic initial est généralement provoqué par un sentiment de lassitude et d'insatisfaction à l'égard des préoccupations ordinaires de la vie quotidienne : le gain et la perte, le plaisir et le déplaisir, la louange et la critique. Il ne s'agit pas pour l'ermite de renoncer à tout ce qui est bon dans l'existence, mais aux causes de la souffrance qui sont enfouies dans son propre esprit : l'agressivité, la confusion, l'avidité, l'arrogance et la jalousie.

    Couverture d'Un voyage immobile
    page(s) Introduction
  • Fermeture versus ouverture au ressenti

    La relation du soi à chaque aspect de la vie est toujours préméditée : il cherche à accroître son plaisir, son pouvoir ou une sensation de sécurité, et se défend automatiquement contre tout ressenti et toute situation qui le menacent.

    L'âme, au contraire, ne perçoit pas le ressenti comme une extension d'elle-même ou comme une menace. Elle l'apprécie pour ce qu'il est. Dans ce rapport non réactif, non prémédité, nous apprenons à laisser de la place à nos ressentis, au lieu de nous refermer et de fuir.

    Couverture de Le mandala de l’Être
    page(s) 15
  • Les plus déterminant c'est l'esprit

    Tel est donc le point principal : de tous les types de plaisirs ou de douleurs que nous, êtres humains, pouvons éprouver, les plus déterminants sont ceux qui viennent de l'esprit. Dans l'ensemble, le progrès matériel, extérieur, allège la souffrance et garantit le plaisir sensoriel. Mais il lui est très difficile d'avoir un véritable effet sur la souffrance ou le bonheur liés à notre activité mentale.

    Couverture de La grande paix de l’esprit
  • Source de joie et de bonheur

    Dès la première fois où l'on ressent un réel plaisir en méditation, on réalise pleinement que quelque chose en nous est source de joie et de bonheur.

    Couverture de Et s’il suffisait d’être présent…
    page(s) 97
  • Plaisir : pulsion, récompense, compensation, compulsion

    [I]l ne sert à rien de dénigrer les plaisirs qui sont les nôtres. Il n'est en rien question d'ascétisme. Ce ne sont pas les plaisirs que nous allons remettre en question […], mais plutôt notre dépendance à eux. Nous […] passons de la récompense à la compensation et de la compensation à la compulsion. Passages qui vont sceller le sort de la pulsion de vie. La pulsion est devenue compulsion. Le plaisir est devenu prison. Étonnant retournement des choses. D'autant plus étonnant que, même le sachant, nous restons souvent enchaînés.

    Couverture de Le meilleur de soi
    page(s) 101-102