Extraits étiquetés avec : tendresse

  • Tendresse & tristesse

    Quand nous éveillons ainsi notre cœur, nous découvrons avec surprise qu’il est vide. Nous constatons que nous regardons l’espace. Que sommes-nous, qui sommes-nous, où est notre cœur ? Si nous regardons vraiment, nous ne verrons rien de tangible ni de solide. Bien-sûr, il se peut que nous trouvions quelque chose de très solide si nous en voulons à quelqu’un ou si nous vivons un amour possessif. Mais ce n’est pas là un cœur éveillé. Si nous cherchons le cœur éveillé, si nous creusons dans notre poitrine pour le trouver, nous n’y découvrirons rien d’autre qu’une sensation de tendresse. C’est doux et endolori, et si nous ouvrons les yeux sur le monde, nous éprouvons une immense tristesse.

    Couverture de Shambhala
    page(s) 47
  • Tendresse envers la vie

    La bodhicitta, ou tendresse envers la vie, s'éveille lorsqu'on ne se protège plus de la vulnérabilité de son état, de la fragilité basique de l'existence. Elle éveille parce qu'on a créé un lien avec la souffrance d'autrui. On s'entraîne aux pratiques de la bodhicitta pour arriver à s'ouvrir au point de laisser entrer en soi la douleur des autres, de la laisser toucher son cœur, et de la transformer en compassion.

    Couverture de Bien-être & incertitude
    page(s) 22
  • Trois qualités fondamentales : la chaleur humaine naturelle

    La chaleur humaine naturelle est notre capacité partagée d'aimer, d'avoir de la bienveillance, d'avoir un sens de l'humour. C'est aussi notre capacité d'éprouver de la gratitude, de la reconnaissance et de la tendresse. C'est toute la gamme de ce que l'on appelle souvent les qualités du cœur, qualités qui caractérisent l'homme.

    Couverture de Vivez sans entrave
    page(s) 15
  • Deux aspects de la vulnérabilité

    La vulnérabilité n'est pas aussi effrayante que nous le croyons. Au contraire. Mais il faut distinguer deux aspects de la vulnérabilité. La première nous laisse sans la moindre ressource. Nous sommes à la merci de tout. Terrassé à la moindre bourrasque. Sans aucun appui.

    La seconde, en revanche, est pure richesse. Elle témoigne de notre capacité à ne pas avoir besoin d'avoir toujours raison, à ne pas avoir besoin d'être toujours en sécurité et donc à pouvoir accueillir le vent comme la pluie. […]

    Cette vulnérabilité nous garde du fanatisme qui partout s'impose. Elle pense sa propre limite. Elle accepte de ne pas tout pouvoir. De ne pas tout savoir. Elle a le visage de la pudeur qui nous accorde à l'essentiel – sans chercher à le cerner, à le capturer ou à le posséder.

    Elle est ainsi le socle de toute éthique possible.

    Il faut lui donner droit. Voulons-nous devenir les fonctionnaires de la dictature de l'utilité, insensibles, seulement soucieux des règlements et des usages, obsédés par le souci de n'être jamais pris en défaut, de ne prendre aucun risque, de garder toujours une contenance, ou sommes-nous prêts à accepter la vulnérabilité de notre être et la tendresse du monde ?

    Couverture de La tendresse du monde
    page(s) 10-11
  • Assumer que le monde est poignant

    Nous pouvons nous lancer à corps perdu dans la bataille. Sans relâche. Nous faisons alors de la sérénité un à-côté de la vie, un loisir. Jouissons de l'instant présent et accumulons les profits. Soyons zen pour être plus efficace. De toute façon, il n'y a rien d'autre à faire.

    Ou alors, nous pourrions ouvrir les portes et les fenêtres de la maison et de notre esprit. Être prêt à assumer que le monde est tendre, c'est-à-dire fragile, et donc nécessairement poignant.

    Couverture de La tendresse du monde
    page(s) 9
  • La douceur comme intelligence

    La douceur est d'abord une intelligence, de celle qui porte la vie, et la sauve et l'accroît. Parce qu'elle fait preuve d'un rapport au monde qui sublime l'étonnement, la violence possible, la captation, la peur en pur acquiescement, elle peut modifier toute chose et tout être. Elle est une appréhension de la relation à l'autre dont le tendresse est la quintessence.

    Couverture de Puissance de la douceur
    page(s) 28
  • Un avec notre confusion

    Nous aimions la méditation et les enseignements quand nous étions inspirés, en contact avec nous-mêmes et sur la bonne voie. Mais qu'en est-il lorsque ça commence à ressembler à un fardeau, comme si nous avions fait le mauvais choix et que plus rien n'est à la hauteur de nos attentes ? Les gens que nous rencontrons ne sont pas tellement sains. En fait, ils ont l'air passablement perdus. La gestion de ce lieu est insatisfaisante. Même le maître est contestable. Cette situation où nous nous retrouvons coincés est précisément l'étape dans notre méditation et dans nos vies où nous pouvons vraiment apprendre quelque chose.

    Croyez-le ou non, c'est dans ces moments de tracas, de déroute et de malaise que nos esprits peuvent grandir. Au lieu de voir ce qui se produit comme une preuve de notre faiblesse personnelle ou de la puissance de quelqu'un d’autre, au lieu de penser que nous sommes stupides et quelqu'un d'autre manque de bienveillance, nous pourrions renoncer à toutes les récriminations envers nous-mêmes et envers les autres. Nous pourrions demeurer là, désarçonnés, ne sachant pas quoi faire, rester dans cette situation avec l’énergie tendre et crue du moment. C'est à ce stade que nous commençons à apprendre le sens derrière les concepts et les mots.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 160-161 (18 - Instructions orales secrètes)
  • Un espace ouvert dans lequel sentir notre propre tendresse

    Si nous cessons de rejeter la faute sur autrui assez longtemps pour nous donner à nous-mêmes un espace ouvert dans lequel sentir notre propre tendresse, c'est comme si nous atteignions une grande blessure qui se trouve juste sous la coquille protectrice sécrétée par ce blâme.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 118 (13 - Élargir le cercle de compassion)
  • Oui inconditionnel

    L'amour est un oui inconditionnel qui est pleine ouverture, engagement à laisser être celui que l'on aime, être ce qu'il est, en pariant pour ce qu'il y a en lui de meilleur. Il est accompagné d'un sens de joie et de détente profond et tendre. Il est aussi empli d'une dimension de chaleur bienveillante.

    Couverture de Et si de l’amour on ne savait rien ?
    page(s) 23
  • L'amour et la pensée

    La pensée n'est pas coupée de l'expérience, de la tendresse et de l'amour ! Martin Heidegger fait remarquer qu'en allemand le mot denken, « penser », est étymologiquement proche de danken, « remercier ». Ce rapprochement, opéré par la langue même, témoigne qu'il existe un espace commun à l'amour et à la pensée. […]

    [L]'amour voit bien plus loin et sait bien mieux que tout raisonnement. Il est une forme de pensée éminente, spontanée et juste.

    Couverture de Et si de l’amour on ne savait rien ?
    page(s) 16
  • Respect, tendresse et sollicitude

    Lorsqu'on nous traite avec désinvolture ou négligence, sans aucune tendresse nous nous sentons insultés dans notre corps et dans notre âme. Quelqu'un qui nous considère avec respect, tendresse et sollicitude nous offre une communication profonde, une profonde communion. C'est la seule façon de ne pas nous sentir blessés, exploités ou abusés, ne serait-ce qu'un peu. Mais pour cela, il faut que l'amour et l'engagement soient véritables. Une aventure sexuelle n'est pas de l'amour. L'amour est profond, beau et entier.

    Couverture de Changer l’avenir
    page(s) 45
  • La présence : vulnérabilité, tendresse

    En fait, toute personne qui se tient au bord de l'inconnu, totalement dans l'instant, sans point de référence, fait l’expérience de perdre pied. C'est alors que notre compréhension s'approfondit. Nous découvrons que l'instant présent est un point particulièrement vulnérable et que cela peut être à la fois profondément troublant et très tendre.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 18-19 (1 - L’intimité avec la peur)
  • Qu'est-ce qui aujourd'hui nous menace ?

    Notre civilisation est en danger. Qu'est-ce qui aujourd'hui nous menace ?

    La bonté, la tendresse, la sincérité ou l'amour sont considérés comme inefficaces. Inutiles. « Ne faites rien », nous dit-on. Entrez dans le troupeau de ceux qui ont renoncé. N'aspirez plus à rien.

    La maladie contre laquelle la chevalerie doit aujourd'hui s'engager est cette dictature de l'utilité dont le slogan est : « Débarrassez-vous de tout ce qui dans votre vie ne sert à rien et vous fait perdre du temps », c'est-à-dire aussi bien l'amour, l'amitié, le geste gratuit, le soin aux malades que la pensée…

    Couverture de La voie du chevalier
    page(s) 13
  • Regarder les humains avec tendresse

    Comme l'écrit le poète Christian Bobin : « Quelque soit la personne que tu regardes, saches qu'elle a déjà plusieurs fois traversé l'enfer. »

    Tous ces humains ont pleuré, ont connu le malheur, les trahisons, les abandons. Parmi les plus âgés, beaucoup sont malades, ont vu mourir des proches. Tous vont mourir un jour, peut-être prochain. Tous vont pleurer et trembler quand ils vont le comprendre. Comme vous, comme moi, comme nous tous, même les agaçants, même les vantards, même les bruyants. Tous ne sont que de petites choses fragiles, mortelles. Tous méritent notre tendresse et notre compassion.

    Couverture de Trois minutes à méditer
    page(s) Chronique n°18
  • La pluie du dharma nous attendrit doucement

    Nous essayons si fort de nous accrocher aux enseignements et de « les piger », mais en fait la vérité coule comme la pluie dans une terre très compacte. La pluie est très douce et nous nous attendrissons lentement, à notre propre rythme. Mais quand cela se produit, quelque chose a fondamentalement changé en nous.

    Couverture de La voie commence là où vous êtes
    page(s) 195 (22 - Entraînez-vous de tout votre cœur)
  • Le point tendre originel

    Au lieu du péché originel, on a le point tendre originel.

    Couverture de La voie commence là où vous êtes
    page(s) 125 (14 - La bienveillance et la compassion)
  • Le point tendre sous l'armure

    Au lieu de nous protéger, de tout repousser, nous commençons à entrer en contact avec le fait qu'il y a un point très tendre sous l'armure et que le blâme est probablement une de nos armures les plus perfectionnées.

    Couverture de La voie commence là où vous êtes
    page(s) 77 (8 - Ramène à toi tous les blâmes)
  • Tendresse & tristesse

    Il n'y a rien à disséquer ni à saisir. Plus on observe et plus on voit qu'il n'y a qu'un sentiment de tendresse, teinté d'une sorte de tristesse.

    Couverture de La voie commence là où vous êtes
    page(s) 25 (2 - Ne pas en faire tout un plat)
  • Les trois fonctions de la pleine présence

    La première fonction de la pleine conscience est de reconnaître, et non de combattre. […]

    Quand nous avons reconnu notre enfant intérieur, la deuxième fonction de la pleine conscience est de l'entourer de toute notre tendresse. […]

    Après avoir reconnu et enveloppé avec grande douceur et tendresse l'enfant, la troisième fonction de la pleine conscience sera de soulager nos émotions difficiles.

    Couverture de Prendre soin de l’enfant intérieur
    page(s) 23