Extraits étiquetés avec : bienveillance aimante

  • Notre drame

    Nous avons du mal à nous écouter, à nous respecter, à nous rencontrer, à savoir ce dont nous avons besoin.

    Couverture de Narcisse n’est pas égoïste
    page(s) 9
  • La bonté seule apaise la haine

    La haine jamais ne met fin à la haine ici-bas.
    La bonté seule apaise la haine, telle est la loi éternelle.

    Couverture de Dhammapada
    page(s) 24
  • Entrer en amitié avec qui l’on est déjà

    Quand on commence à méditer ou à s'adonner à une discipline spirituelle, quelle qu'elle soit, on croit souvent pouvoir s'améliorer d'une manière ou d'une autre, ce qui est une subtile agression contre la personne qu'on est vraiment. […]

    Mais la bienveillance, la bonté – maitrī – envers soi-même ne veut pas dire se débarrasser de quoi que ce soit. Maitrī signifie qu'on peut encore être folle, qu'on peut encore être colérique. On peut toujours être timide, jalouse ou avoir l'impression de ne pas valoir grand-chose. La pratique de la méditation ne consiste pas à se jeter aux ordures pour devenir quelqu'un de meilleur. Il s'agit d'entrer en amitié avec la personne que l’on est déjà.

    Couverture de Bien-être & incertitude
    page(s) 29
  • La mère et l’oiselet

    Pour évoquer la maitrī, il y a […] l'image de la mère-oiseau qui protège ses petits et s'en occupe jusqu'à ce qu'ils soient assez forts pour s'envoler. On me demande parfois : « Qui suis-je dans ce scénario, la mère ou l'oiselet ? » La réponse, c'est l'un et l'autre : la mère aimante et ces affreux petits oiseaux.

    Couverture de Bien-être & incertitude
    page(s) 27
  • Votre esprit est réellement éveillé

    [L]e mot « bouddha » signifie simplement « éveillé » ou « réveillé ». Il ne se réfère pas à un personnage historique particulier, à une philosophie ou à une religion, mais à votre propre esprit. Vous savez que vous avez un esprit, mais à quoi ressemble-t-il ? Il est éveillé. Je ne veux pas dire simplement « non endormi ». Non, votre esprit est réellement éveillé, au-delà de tout ce que vous pouvez imaginer. Il est lumineusement clair, ouvert, vaste, et déborde d'excellentes qualités : l'amour sans réserve, la compassion, et la sagesse qui voit les choses telles qu'elles sont.

    Couverture de Bouddha rebelle
    page(s) 23
  • Le véritable amour

    Le véritable amour implique un sens des responsabilités et l'acceptation de l'autre tel qu'il est, avec ses qualités et ses faiblesses. Si nous n'aimons que les bons côtés d'une personne, ce n'est pas de l'amour. Nous devons accepter ses faiblesses et faire preuve de patience, de compréhension et d'énergie pour l'aider à les transformer. L'amour est maitrī, la capacité d'apporter la joie et le bonheur, et karuṇā, la capacité de transformer la douleur et la souffrance.

    Couverture de Changer l’avenir
    page(s) 46-47
  • Prééminence de la compassion dans le Mahāyāna

    Le Mahāyāna repose sur le principe qu'on ne se préoccupe pas seulement de soi-même, mais que l'on considère l'autre comme plus important que soi. On met donc un accent particulier sur l'amour et sur la compassion. Ainsi, au début de toute pratique, on pense qu'on s'y engage afin de devenir capable de libérer tous les êtres de la souffrance et de pouvoir tous les établir dans un bonheur définitif. De la même manière, à la fin d'une pratique, on dédie toute la force positive qui en découle au bien de tous les êtres, afin qu'ils deviennent libres des souffrances, du karma et des émotions conflictuelles et qu'ils obtiennent ultimement l'état de bouddha.

    Couverture de Bouddhisme profond
    page(s) 27
  • Se transformer soi-même pour mieux transformer le monde

    Cultiver l'amour et la compassion est un pari doublement gagnant : l'expérience montre que ce sont les sentiments qui nous font le plus de bien, et que les comportements qu'ils engendrent sont perçus par autrui comme bienfaisants.

    Lorsque l'on est sincèrement concerné par le bien-être et la souffrance des autres, il devient nécessaire de penser et d'agir de façon juste et éclairée. Pour que les actes accomplis dans le but d'aider autrui aient véritablement des conséquences bénéfiques, ils doivent être guidés par la sagesse, une sagesse qui s'acquiert par la méditation. La raison d'être ultime de la méditation est de se transformer soi-même pour mieux transformer le monde, ou de devenir un être humain meilleur pour mieux servir les autres. Elle permet de donner à la vie son sens le plus noble.

    Couverture de L’art de la méditation
    page(s) 21
  • Trois qualités fondamentales : la chaleur humaine naturelle

    La chaleur humaine naturelle est notre capacité partagée d'aimer, d'avoir de la bienveillance, d'avoir un sens de l'humour. C'est aussi notre capacité d'éprouver de la gratitude, de la reconnaissance et de la tendresse. C'est toute la gamme de ce que l'on appelle souvent les qualités du cœur, qualités qui caractérisent l'homme.

    Couverture de Vivez sans entrave
    page(s) 15
  • Souffrance, maladie, épreuve

    La souffrance est un état humain, un état intérieur, un état de l'âme (si tant est que ce terme ait encore quelque valeur dans un monde chimique, neurologique et technologique) et la réduire à une maladie revient encore une fois à court-circuiter l'épreuve, c'est-à-dire les chances de découverte, d'exploration et de questionnement.

    Abordée de façon initiatique (initier veut dire « commencer » : c'est un départ, un voyage qui ne finit pas), une difficulté est susceptible de provoquer un éveil, une prise de conscience et un changement important ou radical dans son existence. L'épreuve n'a pas pour sens la souffrance (ça, c'est le dolorisme, le masochisme sur quoi s'établit le pouvoir des religions et avec quoi jouent toutes les manipulations mentales), mais elle fait toucher en soi à des dimensions insoupçonnées, elle permet d'acquérir ou de développer des qualités et des vertus telles que le courage, la patience, la force, l'endurance, la bienveillance  et l'humilité…

    Couverture de L'esprit de solitude
    page(s) 28
  • Quand on s’apprécie

    Quand on s’apprécie, on réalise que l'on n'a pas à avoir honte de soi ou à se condamner. On n'a pas besoin de se rengorger non plus. On découvre sa dignité fondamentale, qui s'accompagne de douceur. On a toujours possédé cela, mais il se peut qu'on ne l'ait jamais reconnu avant. Il n'est pas nécessaire d'être égocentrique pour s'apprécier soi-même. On s'apprécie même davantage lorsqu'on est libre de la laideur de cet égotisme, qui repose sur la haine de soi.

    Couverture de La pleine conscience en action
    page(s) 31
  • Mieux nous traiter nous-mêmes

    Lorsque nous regardons en nous, nous avons tendance à nous fixer sur nos névroses, notre agitation et notre agressivité. Nous pourrions aussi nous fixer sur le fait que nous sommes tellement merveilleux, accomplis et invulnérables. […]

    Il y a quelque chose d'autre, quelque chose de plus que tout ça, qui fait que nous sommes disposés à attendre, prêts à sourire, enclins à nous comporter convenablement. Nous ne devrions pas ignorer ce potentiel, cette puissante graine de douceur. Même les animaux les plus malfaisants font preuve d'une affection naturelle et de douceur envers leurs petits. Cet élément de douceur existe en tout être. Nous n'avons pas à en être gênés ou à essayer de le dissimuler. Nous n'avons pas besoin de jouer les mauvais garçons et les mauvaises filles ni les héros ou les durs. Nous pouvons nous permettre d'accepter et de cultiver la douceur et, avant tout, de mieux nous traiter nous-mêmes.

    Couverture de La pleine conscience en action
    page(s) 29-30
  • Plus facile d'accepter tels quels les autres que soi-même

    Pour certains d'entre nous, il est bien plus facile d'accepter les autres comme ils sont que de nous accepter nous-mêmes.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 190 (21 - Inverser la roue du samsara)
  • La psychothérapie comme moyen habile

    Je suggère souvent à un étudiant de suivre une thérapie. Je la vois comme un moyen habile particulier qui est, pour certains, extrêmement utile. Pour certains d'entre nous, travailler régulièrement avec un thérapeute qui ne porte pas de jugement permet de vaincre les peurs et de développer enfin la bienveillance envers nous-mêmes.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 187 (21 - Inverser la roue du samsara)
  • Nous oublier vraiment et nous ouvrir

    [D]ans la mesure où il y a du courage en nous (la disposition à regarder, à nous pencher directement sur notre propre cœur) et que nous éprouvons de la bienveillance envers nous-mêmes, nous pouvons avoir foi en notre pouvoir de nous oublier vraiment nous-mêmes et de nous ouvrir au monde.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 112 (12 - Grandir)
  • Bas les masques

    On peut croire à tort que maitrī est un moyen de trouver un bonheur durable. [...] C'est plutôt un processus par lequel l'auto-illusion est mise à nu avec tant d'habileté et de compassion qu'on ne peut plus se cacher derrière aucun masque.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 48 (5 - Il n'est jamais trop tard)
  • Je me suis rencontré

    [J]e me suis rencontré. De loin, mais je me suis néanmoins rendu compte que j'existais. Je cherchais un monstre, un être affreux, horrible, inquiétant, je ne l'ai pas trouvé. Il n'y avait que moi, certes blessé, certes imparfait, mais méritant d'être regardé avec bienveillance, comme on le ferait pour un enfant, un ami, voire un étranger qui suscite notre curiosité. J'ai pris, pour la première fois, ma douleur dans mes bras. J'ai évité les remontrances, les « Peut mieux faire » et les « Je suis nul ». J'étais à nu ; je méritais d'être consolé. Et j'ai entamé le chemin.

    Couverture de Sauvez votre peau !
    page(s) 24-25
  • Nous manquons de bienveillance envers nous-mêmes

    Nous n'avons jamais appris à avoir de la bienveillance envers nous-mêmes, à nous aimer, à nous étonner. […]

    Nous ne savons même pas nous respecter : nous nous méprisons sans toujours nous en rendre compte. Nous sommes durs avec nous-mêmes, bien plus durs que nous oserions l'être avec quiconque. Nous ne nous écoutons pas et nous attendons de l'autre qu'il nous écoute. […]

    Nous avons tous le cœur emprisonné dans une gangue de glace qui nous durcit, nous isole dans notre tour d'ivoire, nous interdit de voir, aussi bien les autres que nous-mêmes.

    Couverture de Sauvez votre peau !
    page(s) 15-17
  • Oui inconditionnel

    L'amour est un oui inconditionnel qui est pleine ouverture, engagement à laisser être celui que l'on aime, être ce qu'il est, en pariant pour ce qu'il y a en lui de meilleur. Il est accompagné d'un sens de joie et de détente profond et tendre. Il est aussi empli d'une dimension de chaleur bienveillante.

    Couverture de Et si de l’amour on ne savait rien ?
    page(s) 23
  • Je fais partie du monde

    En méditant, je découvre combien je fais partie du monde. J'entre en relation avec ce qui est, tel qu'il est, y compris avec moi, en un geste de bienveillance que la vie nous a désappris.

    Couverture de Foutez-vous la paix !
    page(s) 22