Extraits étiquetés avec : posture

  • Immobile comme un arbre

    Ce maître [Wanshi] insistait sur la pratique de zazen immobile comme un arbre. C'est sur cette pratique que nous continuons à nous concentrer : bassin basculé en avant – genoux fermement enracinés dans le sol – colonne vertébrale étirée vers le ciel, sans bouger le corps quels que soient les phénomènes qui se manifestent mais aussi sans bouger l'esprit, sans poursuivre quoi que ce soit. Lorsque l'on pratique ainsi, l'esprit retrouve naturellement son caractère vaste, illimité.

    Couverture de Le champ de la vacuité
    page(s) 5
  • Le véritable centre fait défaut

    « Poitrine en avant – ventre rentré », c'est l'expression la plus concise d'une mauvaise attitude fondamentale de l'homme, ou plus précisément d'une mauvaise attitude physique qui trahit et renforce une mauvaise attitude intérieure. […]

    Le déplacement du centre de gravité « vers le haut » et le fait d'être coupé de ce centre dérangent l'équilibre naturel entre tension et relâchement et font osciller l'homme entre un état de tension très forte et un état de dissolution. Mais en quoi cela peut-il constituer un « danger pour un peuple » ? Par cette fausse attitude qui exprime et renforce une ordonnance apparente des forces intérieures et qui fait obstacle à la vraie ordonnance, car là où tout est décentré vers le haut, le véritable centre fait défaut.

    Couverture de Hara
    page(s) 15
  • Le rien

    [U]ne fois qu'il a pris [la] posture, le pratiquant reste immobile, le corps droit ; une fois qu'il a harmonisé sa respiration, il continue de respirer naturellement par le nez ; une fois qu'il s'est délesté de toute intention particulière, il ne porte pas son attention sur un objet particulier, pas plus qu'il ne réfléchit sur un sujet quelconque. Il se contente de rester assis, simplement assis. Mais que fait-il ensuite ? Précisément, rien. Il ne contrôle rien, il ne s'identifie à rien, il ne reconnaît rien. Tout au plus pourrait-on dire qu'il approfondit le silence.

    Couverture de S’asseoir tout simplement
    page(s) 65