L’attitude juste de l'esprit pendant zazen est décrite par Dōgen Zenji par le mot japonais sansui. Sui signifie « rivière, eau qui coule ». San, c'est « la montagne ». La montagne demeure immobile et calme. Le paysage se présente comme cela : une majestueuse montagne demeure calme et immobile pendant qu'un torrent coule sur ses flancs, en faisant des courbes et de sinueux méandres. C'est cela, le paysage de l’attitude juste de l'esprit pendant zazen.
immobilité
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Le paysage de l’attitude juste
page(s) 19Immobile comme un arbre
Ce maître [Wanshi] insistait sur la pratique de zazen immobile comme un arbre. C'est sur cette pratique que nous continuons à nous concentrer : bassin basculé en avant – genoux fermement enracinés dans le sol – colonne vertébrale étirée vers le ciel, sans bouger le corps quels que soient les phénomènes qui se manifestent mais aussi sans bouger l'esprit, sans poursuivre quoi que ce soit. Lorsque l'on pratique ainsi, l'esprit retrouve naturellement son caractère vaste, illimité.
page(s) 5Le Meilleur : le plus proche, que l'on ne voyait pas
Quelqu'un veut-il habiter,
Que ce soit à des escaliers,
Et où une maison se suspend
Au bord de l'eau fais séjour.
Ce que tu as,
C'est à prendre souffle.
Quelqu'un l'a-t-il en effet
Hissé au jour,
Dans le sommeil il le retrouvera.
Car où les yeux sont couverts
Et attachés les pieds,
C'est là que tu trouveras.Plus d'envols maintenant vers l'Asie, vers la Grèce, plus de visions (ces vers [de Hölderlin] sont la deuxième partie d'un poème tardif dont la première, célébrant le vol de l'aigle « vers l'Olympe », s'achève sur cette question : « Où voulons-nous demeurer ? »), mais l’immobilité pareille à celle du pauvre ou du prisonnier. Le Plus Haut, le Meilleur, ne serait-ce pas ce qui est aussi le plus proche, et que l'on ne voyait pas ?
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