Extraits étiquetés avec : attachement

  • La voie du véritable nourrissement

    La voie du véritable nourrissement est […] à concevoir entre [retraite et vie sociale], mais ne nous méprenons pas sur ce juste milieu qui n'est pas une équidistance vis-à-vis des deux, car celle-ci conduirait aussi, fatalement, à s'immobiliser et ferait rater le renouvellement de la vie. […]

    [C]e n'est pas se retirer au-dedans ni non plus s'activer au-dehors qui est un tort, mais se retirer au-dedans « au point de se tenir caché » et sans plus de rapport avec autrui (si bien qu'on se découvre seul et démuni quand surgit un danger extérieur) ; ou s'activer au-dehors au point d'être continuellement exposé (aux pressions, aux intrigues, etc.), si bien que, faute de relâchement, on est rongé par les préoccupations et on dépérit prématurément.

    Le tort n'est pas dans l'une ou l'autre position mais dans le fait de s'attacher à une position, quelle qu'elle soit, et de s'enliser en elle ; plus précisément, il est de s'isoler dans une certaine position en se coupant de la position adverse et donc de se fermer à l'appel à se détacher de la position occupée (pour continuer d'avancer), que maintenait précisément l'autre possibilité. La vie alors ne se « nourrit » plus parce qu'elle perd de ce fait sa virtualité, s'enlise, se bloque et n'inaugure plus.

    Couverture de Nourrir sa vie
    page(s) 32-33
  • Méditation sur la joie du renoncement

    L'enseignement ne nous demande pas de nous priver de ce qui nous est bénéfique, mais de ce qui provoque notre souffrance et nous égare.

    Et vous, à quoi devez-vous renoncer ? Quels sont les attachements qui vous empêchent d'être libre ?

    Réfléchir à une telle question, c'est découvrir que nos attachements et nos peurs forment une carapace qui nous donne l'illusion de nous protéger. En réalité, ils nous enferment.

    Couverture de Transformez votre vie grâce au Bouddha
    page(s) 36
  • Un être qui ne cesse d’apparaître

    L'impermanence elle-même est la nature de bouddha.

    Seule l'impermanence est immuable.

    Le moment présent transcende complètement l'avant et l'après.

    Un moment n'est rien d'autre qu'un être qui ne cesse d’apparaître.

    Le moment auquel vous vous attachez n'est déjà plus que l'idée que vous vous faites du moment. Le moment réel est constamment en action, il surgit, il disparaît, il apparaît. Dans le bouddhisme, c'est ce qu'on appelle le vide.

    La nature originelle de la conscience humaine est exactement comme une chute d'eau, sereine et tranquille en même temps que dynamique.

     

    Couverture de Ma vie dans les monts
    page(s) 39-40
  • Oscillant entre le désir et la peur

    L'homme oscille entre le désir et son négatif, la peur : peur que la vie nous impose ce que nous ne voulons pas, peur que la vie nous refuse ce que nous voulons, peurs conscientes et peurs refoulées se manifestant sous des formes déguisées et mensongères. Le disciple qui vient trouver un maître vit dans ce monde de l'ego qui est celui de l'attachement à toutes sortes de facteurs extérieurs à lui dont dépendent aujourd'hui son bonheur ou son malheur.

    Couverture de Les chemins de la sagesse
    page(s) 28
  • Attaché, donc fatigué

    Beaucoup de gens sont extrêmement fatigués par le travail, les conditions de vie, les obligations. Si on est trop attaché aux choses, à ce que l'on fait, aux êtres, alors tout devient fatiguant.

    Couverture de Le champ de la vacuité
    page(s) 13
  • Rester dans le flux

    « Dès que l'on s'arrête sur une pensée, le flux de pensées s'arrête aussi immédiatement et cela se nomme attachement. » Fa-hai. Le Sūtra de l'Estrade du Sixième Patriarche Houei-neng

    Couverture du Petit traité de l’abandon
    page(s) 112
  • L'attachement au moi-moi-même-et-encore-moi

    C'est parce que nous sommes profondément attachés à notre corps, à notre esprit, à notre nom, que nous efforçons sans cesse d'écarter ce qui est déplaisant et de prolonger ce qui est agréable. Ce processus d'attachement conditionne l'apparition de la souffrance.

    Couverture de Le trésor du cœur des êtres éveillés
    page(s) 22
  • La compassion seule ne suffit pas

    Quand nous pensons à tous ces êtres, nos parents, qui errent depuis si longtemps comme des aveugles égarés dans une vaste plaine, nous ne pouvons que ressentir une immense compassion.

    Mais la compassion seule ne suffit pas. Tant que notre esprit est limité par l'attachement, nous pouvons leur donner de la nourriture, des vêtements, de l'argent, ou simplement de l'affection, mais nous ne leur apporterons, dans le meilleur des cas, qu'un bonheur temporaire et limité.

    Ils ont besoin d'une aide autrement efficace. Aussi devons-nous trouver le moyen de les délivrer définitivement de la souffrance, et nous n'y parviendrons qu'en mettent en pratique les enseignements du dharma.

    Couverture de Le trésor du cœur des êtres éveillés
    page(s) 16
  • L'amour bienveillant versus l'amour étroit

    L'amour bienveillant ne s'obtient pas par une négociation ou un échange. Le désir dit : « Je t'aimerai, je m'occuperai de toi, je t'offrirai ci ou ça tant que tu répondras à mes attentes et satisfera mes besoins. » Dans ce genre de marché, nos sentiments d'amour se restreignent aux personnes que l'on apprécie parce qu'elles nous donnent ce que l'on attend. On aime quelqu'un, puis il nous déçoit, et on ne l'aime plus. Cette forme d'amour limitée se fonde sur le désir et l'attachement.

    Couverture de L'amour qui guérit
    page(s) 84