Extraits étiquetés avec : dharma

  • Où est le dharma ?

    En quoi consiste la pratique du dharma ? Le dharma, c'est la vie de chaque jour. Le dharma, c'est le regard de Bouddha sur les actes les plus ordinaires de la vie quotidienne, comme d'aller aux toilettes, d'utiliser le papier hygiénique, de nettoyer, de laver la vaisselle, de se lever, de s'asseoir, de manger, de se reposer, de faire la conversation, de travailler.

    Nous, les êtres humains, nous nous faisons beaucoup d'idées à propos de tout et de rien. Par exemple à propos du dharma. En tous cas, le dharma n'est pas dans les idées que nous nous faisons sur le dharma.

    Couverture de Enseignements d’un maître zen
    page(s) 38-39
  • Pratiquer plutôt qu’apprendre

    On ne doit jamais imposer cet enseignement, on ne peut que le mettre à la disposition de ceux qui le souhaitent et désirent vraiment apprendre. Mais il est aussi important de comprendre que cet enseignement doit être pratiqué plutôt qu’appris !

    Couverture de Les dix images du buffle
    page(s) 27
  • Importance prépondérante accordée à l’expérience de chacun

    [Selon] un lama tibétain contemporain : « Une caractéristique majeure de tous les enseignements du Bouddha : ils sont conçus pour s'adapter aux besoins et aux aptitudes de chaque individu. Ayant tous des intérêts, des problèmes et des modes de vie différents, aucune méthode d'enseignement ne saurait convenir à tout un chacun. […] Ainsi, en réponse à la même question, suivant le contexte, à certains moments, il est nécessaire de répondre "oui" ; à d'autres plus approprié de répondre "non". »

    En cela justement réside la force du bouddhisme, et notamment la souplesse de ses méthodes et de sa pratique, l'importance prépondérante accordée à l’expérience de chaque individu, et le fait de ne pas se limiter à une connaissance intellectuelle et philosophique ou à une foi aveugle.

    Couverture de C.G. Jung et la sagesse tibétaine
    page(s) 22
  • Nos drames personnels

    Disons que le drame est l'illusion se présentant comme la vérité, et que le dharma est la vérité elle-même : ce que sont les choses, l'état élémentaire de la réalité, qui ne change pas de jour en jour au gré de la mode, de notre humeur ou de notre emploi du temps. Pour transformer le dharma en drame, tout ce qu'il nous faut, ce sont les ingrédients de n'importe quelle bonne pièce : de l'émotion, du conflit et de l'action – l'impression qu'il arrive quelque chose d'urgent et d'important aux personnages impliqués. Nos drames personnels peuvent partir des « faits » concernant notre identité et nos actes ; mais, attisés par nos émotions et nos concepts, ils ont tôt fait d'évoluer en pure imagination et de devenir aussi difficiles à démêler que les scénarios de nos rêves.

    Couverture de Bouddha rebelle
    page(s) 11
  • Dharma vivant, corps de dharma

    Le Bouddha a dit que le corps de ses enseignements resterait toujours avec ses disciples, mais qu'il leur appartenait de le faire durer. Si nous ne pratiquons pas, il n'y aura que des livres et des cassettes, tandis que si nous pratiquons, le corps du dharma sera un dharma vivant. Dharmakāya a acquis plus tard le sens d'« âme du Bouddha », d'« esprit du Bouddha », de « vrai Bouddha », d'« essence du Bouddha ». Avec le temps il est devenu ontologique, l'« essence de tout ce qui est », l'« essence de l'éveil ». Puis il est devenu l'équivalent de l'ainsité, du nirvāna et du tathāgatagarbha (la matrice du Tathāgata). Cette évolution est naturelle. Le dharma est une porte qui ouvre sur de nombreuses significations.

    Couverture de Changer l’avenir
    page(s) 142-143
  • Dharma et sangha en soi-même

    « Prenant refuge dans le bouddha en moi-même, je fais le vœu de réaliser la Grande Voie afin de faire naître l'esprit le plus élevé. » L'esprit le plus élevé est la bodhicitta, l'intention ou le vœu de pratiquer et d'aider l'infinité des êtres vivants jusqu'à atteindre l'éveil parfait. Il y a ceux qui pratiquent uniquement pour être soulagés de leur souffrance sans penser à la souffrance d'autrui. Ce n'est pas l'esprit le plus élevé.

    « Prenant refuge dans le dharma en moi-même, je fais le vœu d'atteindre une compréhension et une sagesse aussi vastes que l'océan. » Le dharma vivant ne peut être touché que par la manifestation d'un bouddha, d'une sangha ou d'un bon pratiquant.

    « Prenant refuge dans la sangha en moi-même, je fais le vœu, avec tous les êtres, d'aider à bâtir une sangha sans obstacle. » Si vous êtes motivé par le désir de créer une petite sangha afin de pratiquer et de rendre des amis heureux avec la pratique, vous pratiquez le troisième refuge.

    Couverture de Changer l’avenir
    page(s) 140
  • Le dharma vivant

    Le Tripiṭaka, les trois corbeilles des enseignements, est le dharma, mais ce n'est pas le dharma vivant. Le dharma sous forme de cassettes audio ou vidéo ou de livres n'est pas le dharma vivant. Le dharma vivant doit être observé auprès d'un maître pleinement éveillé, un bouddha, ou auprès de ceux qui ne sont pas encore pleinement éveillés mais qui pratiquent vraiment.

    Couverture de Changer l’avenir
    page(s) 119
  • Soyez une île pour vous-mêmes

    Quelques mois avant sa mort, le Bouddha a enseigné à ses disciples de prendre refuge en eux-mêmes. « Bhikṣu, soyez une île pour vous-mêmes. Ne prenez refuge en rien d'autre. Prenez refuge dans le dharma. Servez-vous du dharma comme d'une lampe. Utilisez le dharma comme votre île. »

    Couverture de Changer l’avenir
    page(s) 116-117
  • Les trois joyaux, des réalités palpables

    Le boudhha, le dharma et la sangha sont des choses que l'on peut toucher. Ce ne sont pas des sujets de spéculation. Le boudhha est un être humain qui a existé. Sa vie et son enseignement nous sont connus. Nous pouvons utiliser notre temps, notre énergie et notre intelligence pour entrer en contact avec le boudhha. La foi et la confiance réelles naissent du contact vécu, et non de ce que quelqu'un nous a dit d'y croire.

    Nous pouvons accéder directement au dharma. Le dharma existe sous forme écrite, dans la tradition et dans la pratique. Lorsque des gens pratiquent le dharma, on peut voir les fruits de leur pratique. Le dharma est aussi quelque chose de concret que l'on peut toucher, expérimenter et vérifier, ce qui fait naître en nous une foi et une confiance réelles.

    La sangha est une communauté qui pratique le dharma. Une bonne sangha exprime le dharma. Quand nous voyons une sangha qui révèle par sa pratique un certain degré de paix, de calme, de bonheur et de transformation, la foi et la confiance naissent en nous.

    Couverture de Changer l’avenir
    page(s) 115
  • Dévotion versus transformation

    Lorsque vous dites : « Je prends refuge dans le dharma », vous exprimez votre confiance dans le dharma. Vous voyez le dharma comme quelque chose de bon et vous voulez vous orienter dans sa direction. C'est la dévotion.

    Étudier et appliquer le dharma dans sa vie quotidienne est une pratique de transformation. Il y a dans chaque religion une distinction entre la pratique dévotionnelle et la pratique de transformation.

    Couverture de Changer l’avenir
    page(s) 114
  • Rien n’a été gardé secret dans la main fermée du maître

    « L'enseignement que j'ai exposé n'a pas deux versions séparées, une intérieure et une extérieure. Rien n’a été gardé secret dans la main fermée du maître » dit [le Bouddha]. Loin de réserver une doctrine ésotérique à une petite élite, il souhaitait au contraire faire connaître la loi de la nature le plus simplement et le plus largement possible, afin que le maximum de personnes puissent en profiter.

    Couverture de L’art de vivre
    page(s) 32
  • Le Bouddha, un être humain qui enseigna la nature humaine

    Toutes [les] qualités [du Bouddha] étaient des qualités éminemment humaines qu'il avaient amenées à la perfection. Tout ce qu'il a accompli est donc à la portée de chaque être humain pratiquant comme il le fit.

    Le Bouddha n'enseigna aucune religion ou philosophie, aucun système de croyance. Il nommait son enseignement dharma, c'est-à-dire « loi », la loi de la nature.

    Couverture de L’art de vivre
    page(s) 30
  • Le maître, simple gardien de la tradition

    Le maître bouddhiste nous met […] en rapport à ce qui fonde.

    Mais quel est, pour lui, la fondation sur laquelle il s'appuie ?

    L'unité des trois joyaux : le Bouddha comme exemple et auteur d'un chemin, son enseignement et la communauté des pratiquants qui permettent de le vivre dans l'enracinement d'une lignée.

    Cette fondation établit la possibilité même d'une parole et d'une transmission. Dès lors, enseigner ne consiste pas à inventer ou trouver des idées ou des méthodes nouvelles mais à être fidèle à la fondation. L'autorité du maître ne vient donc pas de lui, elle ne lui appartient pas. Il en est le simple gardien. Son autorité n'est pas son bon vouloir, mais son obéissance à ce qui s'appelle à lui. Il n'est qu'un anneau d'une chaîne qui vient du passé et va vers l'avenir. Il ne s'exprime pas, il transmet – ce qui n'implique nullement, au contraire même, qu'il ne soit pas ainsi proprement lui-même.

    Ce rapport à la fondation, il est possible de l'appeler « tradition ».

    Couverture de Pourquoi n’y a-t-il pas de chemin spirituel possible sans un maître
    page(s) 14
  • La loi

    Pour qui fait le choix d'entrer en bouddhisme, le dharma, un terme essentiel qui condense en lui la loi, la norme, l'enseignement, deviendra la référence qui s'interposera désormais dans sa relation au monde. Aujourd'hui, même les discours bouddhistes apparemment les plus orthodoxes se doublent d'une reconfiguration intérieure et d'une certaine distanciation vis-à-vis de la tradition. Pour tout Occidental, cette appropriation est bien une mise à l'épreuve, celle de sa propre subjectivité. Nous sommes devenus des sujets qui revendiquons l'autonomie de nos choix, de nos actes et de nos pensées. Nous sommes devenus à nous-mêmes notre propre autorité. Pourtant l'enseignement du Bouddha ne s'est jamais présenté comme une tentative transitoire de penser le monde que nous serions conviés à notre tour à corriger ou à compléter. Pour toutes les traditions bouddhistes, « prendre refuge dans le Bouddha » a toujours supposé de reconnaître sa pleine dimension d'autorité, jusqu'à se laisser – pour reprendre une métaphore traditionnelle – submerger par son enseignement. Ce conflit d'autorité dans le cadre de la modernité, auquel non seulement le bouddhisme mais toutes les traditions religieuses sont désormais confrontés, ne peut plus être résolu par un choix exclusif : si le sujet soumet la tradition à sa loi, s'il garde ce qui lui convient et écarte ce qui le gêne, il s'empêche de se laisser submerger par le message religieux. Si à l'inverse la tradition soumet le sujet à sa loi, celui-ci ne peut que verser dans l'intégrisme et le fondamentalisme.

    Couverture de Le bouddhisme n’existe pas
    page(s) 31-32
  • Trois types de générosité

    Il existe traditionnellement trois types de générosité. Le premier est la générosité ordinaire : donner des biens matériels ou mettre les autres à l'aise.

    Le deuxième est la protection contre la peur. On rassure les autres et on leur apprend à ne pas se sentir complètement tourmentés par leur vie et à ne pas paniquer. On les aide à découvrir la bonté fondamentale et la pratique spirituelle et on leur montre qu'ils possèdent les moyens d'être leur propre soutien. C'est donc le don du courage.

    Le troisième type de générosité est le don du dharma. On montre aux autres qu'il existe une voie faite de discipline, de méditation et d'intellect ou connaissance.

    Grâce à ces trois types de générosité, on peut ouvrir l'esprit des autres de façon à ce que leur mesquinerie, leur misère humaine et leur étroitesse d'esprit fassent place à des horizons plus ouverts.

    Couverture de L´entraînement de l'esprit
    page(s) 35-36
  • Mettre la méditation en rapport avec notre vie émotionnelle

    D'une façon ou d’une autre, nous continuons à nous tenir à distance du dharma. Cela revient à le considérer comme une philosophie ou un cours intensif de perfectionnement de soi et, malgré le nombre de fois où l'on nous encourage à mettre la méditation et les enseignements en rapport avec notre vie émotionnelle, nous continuons à oublier de les appliquer quand nous sommes coincés.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 186 (21 - Inverser la roue du samsara)
  • Ni sécurité ni confirmation

    Tourner son esprit vers le dharma n'apporte ni sécurité ni confirmation.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 62 (7 - L’absence d'espoir et la mort)
  • Dharma, paranoïa, créativité

    Les enseignements du dharma ne vont pas être romantiques ou beaux, oh non ! Les enseignements vont être douloureux, voire susciter votre paranoïa. Nous pouvons dans le même temps travailler avec la situation et en découvrir la part de créativité.

    Couverture de Argent, sexe et travail
    page(s) 24
  • La pluie du dharma nous attendrit doucement

    Nous essayons si fort de nous accrocher aux enseignements et de « les piger », mais en fait la vérité coule comme la pluie dans une terre très compacte. La pluie est très douce et nous nous attendrissons lentement, à notre propre rythme. Mais quand cela se produit, quelque chose a fondamentalement changé en nous.

    Couverture de La voie commence là où vous êtes
    page(s) 195 (22 - Entraînez-vous de tout votre cœur)
  • Les trois refuges

    Prendre refuge dans le bouddha, c'est prendre refuge en quelqu'un qui a cessé de tout garder pour lui-même, tout comme on peut le faire aussi. Prendre refuge dans le dharma c'est s'en remettre à tous les enseignements qui favorisent et nourrissent la capacité innée de cesser de se tenir en retrait. Et prendre refuge dans la sangha, c'est intégrer cette communauté de gens qui partagent le désir profond de lâcher prise et de s'ouvrir au lieu de se protéger.

    Couverture de La voie commence là où vous êtes
    page(s) 106-107 (11 - Vaincre la résistance)