Extraits étiquetés avec : concentration

  • Placement de l’esprit

    Placement de l’esprit sur tel ou tel [objet], établissement continu, replacement, établissement soutenu, discipliner, pacifier, pacifier entièrement, focaliser, établissement égal.

    « Placement » signifie que l’esprit s'attache à l'objet d'observation ; « établissement continu », qu'il se place continûment sur l'objet ; « replacement », que, conscient de la distraction, il l'abandonne ; « établissement soutenu », qu'ayant écarté la distraction il s'établit sur l'objet d'observation avec assiduité ; « discipliner » veut dire développer la joie ; « pacifier »  indique qu'après avoir constaté les inconvénients de la distraction on apaise le mécontentement ; « pacifier entièrement », que l'inertie, l'opacité, etc., qui ont surgi sont dissipées ; « focaliser », que l'on s'évertue pour entrer dans l'absence d'application ; « établissement égal », que l’esprit devenu égal on procède dans l'équanimité.

    Couverture de Les étapes de la méditation
    page(s) 45-46
  • Concentration

    [L]a pratique formelle de la méditation assise avec concentration sur l'objet de la méditation est importante au quotidien. Dans la tradition Theravāda, cet objet est soit le souffle (dans la méditation śamatha), soit le flux de l'apparition et de la disparition des pensées et des sensations, ou observation de soi (dans le vipassanā).

    Couverture de Bouddhisme et psychanalyse
    page(s) 29
  • Un état d’esprit équilibré

    Le mot jhāna est un dérivé de jhā (qui provient du sanskrit dyai), qui signifie « brûler » « supprimer » ou « absorber ». Ce qu'il veut dire, en tant qu'expérience, est difficile à exprimer. En général, il est traduit par « état méditatif profondément concentré », ou « concentration d'absorption », voire simplement « absorption ».

    Cependant, traduire jhāna par « absorption » risque d'être trompeur. Vous pouvez être absorbé dans n'importe quoi – payer vos impôts, lire un roman, concevoir une vengeance, pour citer quelques exemples simples. Mais il ne s'agit pas de jhāna. Le mot « absorption » peut aussi suggérer que l'esprit devient tel une pierre ou un légume, sans aucune sensation, perception ni conscience. Quand vous êtes totalement absorbé dans l'objet de votre méditation, quand vous vous unissez à lui, ne faites plus qu'un avec lui, vous êtes complètement absent. Mais ce n'est toujours pas le jhāna, du moins pas ce que les bouddhistes considèrent comme un « vrai jhāna ». Car dans le vrai jhāna, vous pouvez être inconscient du monde extérieur, mais êtes entièrement présent à ce qui se passe intérieurement.

    Le vrai jhāna est un état d’esprit équilibré dans lequel de nombreux facteurs mentaux sains travaillent ensemble avec harmonie. À l'unisson, ils rendent l'esprit calme, détendu, serein, paisible, apaisé, doux, malléable, vif et équanime. Dans cet état d'esprit, la pleine conscience, l'effort, la concentration et la compréhension sont consolidés. Tous ces facteurs travaillent ensemble, en équipe.

    Couverture de Initiation à la méditation profonde en pleine conscience
    page(s) 25-26
  • Ralentir le flot et trouver de l’espace

    Quand on commence à pratiquer la méditation, on a toutes sortes de choses qui surgissent dans l'esprit comme les brindilles charriées par le courant impétueux d'une rivière. Ces « brindilles » peuvent être des sensations physiques, des émotions, des souvenirs, des projets, et même des pensées comme celle que l'on ne peut pas méditer. Il n'y [a] donc rien de plus naturel que d'être emporté par ces choses, d'être pris, par exemple, par des questions comme celles-ci : pourquoi ne suis-je pas capable de méditer ? Quel est mon problème ? Tous les autres, dans cette salle, ont l'air de pouvoir suivre les instructions ; pourquoi ai-je, moi, tant de mal ? [Mon père] m'expliqua alors que tout ce qui me traversait l'esprit à un moment donné, c'était exactement sur cela qu'il fallait se concentrer, puisque, de toute façon, c'était là que mon attention se trouvait.

    Ce serait l'acte de faire attention, m'expliqua mon père, qui peu à peu ralentirait ces flots impétueux en me permettant de trouver un peu d'espace entre ce que je regardais et la simple conscience de regarder. La pratique aidant, cet espace s'étirerait. Je cesserais progressivement de m'identifier aux pensées, aux émotions et aux sensations que j'éprouvais pour me reconnaître dans la conscience pure de l'expérience que j'en faisais.

    Couverture de Bonheur de la sagesse
    page(s) 25-26
  • À la fois attentif et en retrait

    Il est […] nécessaire, à la fois, de ne pas se laisser emporter par le flux de l'agitation mentale, sans être, cependant, complètement absorbé dans des états d'intériorisation, ce qui nous empêcherait de percevoir le jeu des pensées. Nous devons toujours « maintenir la distance » qui rend possible la pratique[.]

    Les états de concentration ou l'esprit est focalisé, centré, conduisent à l'absorption du samadhi. Mais la vigilance nécessaire pour percevoir les mécanismes du « moi » est très différente. C'est un état d'attention globale, non centré, ou la conscience est simplement présente à elle-même, sans être fixée sur rien de particulier, attentive aux pensées et aux émotions qui surgissent sans les juger, sans les accompagner, en demeurant simplement en retrait.

    Couverture de Les Mécanismes du moi et le silence intérieur
    page(s) 18-19
  • Voir le mental comme ennemi

    [M]ême si la concentration volontaire est un aspect important du travail sur soi, rejeter le mental sans tenter de le comprendre, est une attitude pour le moins étrange. Les disciples qui le considèrent comme un « ennemi », tout en ignorant le fonctionnement de cet ennemi engagent une lutte sans fin. Ce combat amène d'ailleurs une tension peu propice au développement de la quiétude intérieure.

    Il est important de s'interroger sur le mental : qu'est-il ? D'où vient-il ? Que cherche-t-il ? Quelle est sa fonction ?

    Couverture de Les Mécanismes du moi et le silence intérieur
    page(s) 7
  • Juste au bord du souffle

    Une concentration trop lourde sur la technique amène toutes sortes d'activités mentales, des frustrations, des fantasmes sexuels et agressifs de toutes sortes. Aussi tenez-vous donc juste au bord de votre technique, avec juste 25 % de votre attention. Un autre 25 % se détend, encore un autre 25 % s'occupe d'entrer en amitié avec soi-même, et le dernier 25 % se connecte à l'attente – votre esprit est ouvert à la possibilité que quelque chose arrive pendant la session de pratique. L'ensemble est complètement synchronisé.

    Couverture de Le chemin est le but
    page(s) 31
  • Attention n'est pas concentration

    [L]'attention n'a absolument rien à voir avec la concentration attentive dont vous avez eu l'expérience à l'école.

    Couverture de Le chemin est le but
    page(s) 27
  • Écouter sans effort

    Vous est-il déjà arrivé de rester là, assis dans le plus grand silence, sans que votre attention soit fixée sur rien, sans faire aucun effort de concentration, mais en ayant l'esprit très calme, vraiment silencieux ? Alors, on entend tout, n'est-ce pas ? Les bruits lointains comme les plus proches, jusqu'aux plus immédiats – ce qui signifie que l'on est vraiment attentif à tout. Votre esprit n'est plus confiné à une unique voie étroite. Si vous savez écouter ainsi, sans effort, sans contrainte, vous verrez s'opérer en vous un changement extraordinaire, un changement qui vient sans volonté délibérée, sans sollicitation ; et dans ce changement il est une grande beauté, et une immense profondeur de vision.

    Couverture de Le livre de la méditation et de la vie
    page(s) 15
  • Le domaine moyen

    Le domaine moyen ou de la forme pure (rūpaloka), ne comprend que l'activité mentale libérée (au moins temporairement) des attraits du monde du désir et tournée uniquement vers les représentations formelles unies aux concepts et aux sentiments purs. Ses caractéristiques sont : la concentration, la lucidité, le bonheur ou la joie et la sérénité.

    Ce domaine peut être expérimenté en cette vie même, lors de la méditation qui atteint l'extase ou enstase (dhyāna), et au long cours après la mort, en des états immatériels de type paradisiaque. La maîtrise parfaite du mental à ce niveau conduit à celle correspondante des éléments grossiers et à la démonstration, dans le monde du désir, des pouvoirs, dits spirituels ou supra normaux (abhijñā).

    Couverture de [corps - âme - esprit] par un bouddhiste
    page(s) 16
  • L'esprit est la respiration

    L'esprit est la respiration. Il est l'unité du sujet qui observe et illumine et de l'objet qui est observé et illuminé. L'esprit est paix et bonheur. L'esprit est le champ de l'illumination et il contient la force de la concentration.

    Couverture de La respiration essentielle
    page(s) 41
  • Attention, absorption

    La pratique de la tranquillité consiste à concentrer l'esprit sur un objet ou un sujet précis et à l'y maintenir jusqu'à l'obtention d'un état de parfaite concentration. […] Cet exercice donne au méditant le bien-être et la détente, tant physique que mentale. Le point ultime de cette pratique consiste en l'absorption du pratiquant par l'objet de sa méditation, les expériences mystiques et les changements d'états de conscience.

    Cependant, quand on n'a pas la vision intuitive, la pratique intensive de cette méditation risque de compromettre l'équilibre psychique du pratiquant. C'est pourquoi il convient de toujours chercher conseil auprès d'un maître qualifié.

    Couverture de La voie du non-attachement
    page(s) 11-12
  • Cesser de chercher un refuge

    La concentration amène le savoir ou les pouvoirs, mais non la vision intuitive, laquelle ne peut être « sollicitée » ; elle se lève spontanément dès lors que la vigilance passive a transpercé les voiles de l'ignorance de part en part. Lorsque l'esprit conditionné accepte de renoncer à ses accumulations et, que sans mobile aucun il parvient à l'Inconditionné, il cesse de chercher un refuge et s'ouvre au flot de la vision intuitive, renouvelant son contenu d'instant en instant.

    Couverture de La voie du non-attachement
    page(s) 10
  • Travailler avec l'ennui

    L'ennui est également un important empêchement à la pratique de la méditation. Quand on médite, il arrive que le contenu du vécu ne soit ni particulièrement plaisant, ni particulièrement déplaisant, alors on s'impatiente. Lorsque l'impatience ou l'agitation font leur apparition, il convient de leur donner son attention. De cette façon, c'est vraiment l'expérience subjective qui devient l'objet de méditation. L'on n'est pas dans l'expectative d'une chose ou d'une autre, on est dans un mouvement d'attention totale. Et cela est différent de l'état de concentration, car l'attention suit ce qui se lève dans l'esprit sans s'y figer.

    Couverture de La voie du non-attachement
    page(s) 9-10
  • La concentration, un rétrécissement

    Nous avons donc le cycle de la peur et celui du désir qui aboutissent à un même résultat : le rétrécissement du champ de la conscience, autrement dit la concentration. La concentration peut occasionner des maladies mentales ou l'auto-hypnose. Comme elle exclut l'indésirable, elle permet aussi l'obtention de maîtrises en tous genres.

    Mais, de par sa nature, l'esprit doit pouvoir fonctionner en toute liberté, en sorte que si on le force sans cesse dans un canal étroit ou si l'on arrête ses activités, sa dynamique finit par s'exprimer de façon destructive. Le désordre psychosomatique est le signal d'alarme d'une telle situation […]

    Couverture de La voie du non-attachement
    page(s) 9
  • La quiétude libère, mais crée du désir

    Dans la méditation connue sous le nom de śamatha se basant sur la concentration, il advient que les activités du moi se suspendent momentanément et que, par-là, le flot de l'être n'étant plus entravé par l'attachement égotique et les conflits existentiels, il se libère.

    Cet état d'extase, on voudra le voir se répéter. Au cas cependant où le désir est exaucé, il n'aidera en rien son bénéficiaire à se libérer du désir lui-même.

    Couverture de La voie du non-attachement
    page(s) 8
  • L'observation participative

    En utilisant la respiration comme objet principal pour la concentration de son attention, le méditant exerce une observation « participative » sur la totalité de son propre univers de perception. Il apprend à observer les changements qui se produisent dans ses expériences physiques, ses sensations, ses émotions et ses perceptions. Il apprend à étudier ses propres activités mentales et les fluctuations dans le caractère de la conscience elle-même. Tous ces changements se produisent perpétuellement et sont présents à chaque moment de nos expériences.

    La méditation est une activité vivante, une activité dont l'essence même est expérimentale.

    Couverture de Méditer au quotidien
    page(s) 20-21
  • Percevoir les mécanismes intérieurs de la réalité

    Le méditant Vipassanā utilise sa concentration comme un outil grâce auquel sa conscience peut effriter petit à petit le mur d'illusions qui le sépare de la lumière vivante de la réalité. C'est un processus progressif de constante croissance de la conscience et de la perception des mécanismes intérieurs de la réalité même.

    Couverture de Méditer au quotidien
    page(s) 19
  • Śamatha & vipassanā

    Vipassanā peut être traduit par « vision intérieure ». C'est une conscience claire et exacte de ce qui se passe pendant que cela se passe.

    Śamatha peut être traduit par « concentration » ou « tranquillité ». C'est un état dans lequel l'esprit est amené à se tenir concentré sur un objet unique et sans qu'il soit permis de s'en éloigner. Quand c'est accompli, un calme profond se répand dans le corps et l'esprit, un état de tranquillité qui doit être ressenti pour être compris.

    Couverture de Méditer au quotidien
    page(s) 18
  • La méditation de concentration

    La famille [de méditation] de la concentration (samādhi) […] consiste à focaliser consciemment, progressivement, de façon soutenue, intense et prolongée, des heures voire des jours, l'activité mentale sur un seul point. Ce faisant, toutes les activités mentales autres que celle choisie sont temporairement éliminées, par exemple l'activité sensorielle et la perception du monde extérieur, puis celle du corps propre et finalement la pensée discursive.

    L'approfondissement de cette concentration, quel qu'en soit l'objet au départ, amène le développement de phénomènes spécifiques de la seule concentration, qui constituent les états d'extase, ou d'enstase (Mircea Eliade), appelés dhyāna dans le bouddhisme et samādhi dans l'hindouisme. Ceux-ci se rangent le long d'une échelle étendue qui part de notre condition ordinaire pour atteindre, après un dur entraînement, un état final d'apparence cataleptique, coupé du monde matériel mais intensément focalisé sur l'esprit seul. La conscience y est absorbée dans un état de lucidité sereine et béatifique, supraconceptuelle, donc ineffable, dont il existe plusieurs degrés.

    Couverture de Méditation et psychothérapie
    page(s) 51-52