Extraits étiquetés avec : accueillir

  • Acceptation radicale

    Le cœur de la pratique consiste en une acceptation radicale […]. Accepter ne signifie pas rester sans rien faire ou se réjouir de ce qui arrive, mais s'ouvrir à ce qui est, le recevoir. Autrement dit, accepter une difficulté, un problème ou une injustice, ce n'est pas trouver que « c'est bien comme cela », mais reconnaître que c'est là, avant de définir ce qu'il convient de faire.

    Couverture de Transformez votre vie grâce au Bouddha
    page(s) 56
  • Le mal est un niveau de nous-mêmes à rencontrer sur le chemin

    On donne [aux] forces [malfaisantes] davantage de réalité et de puissance si on leur résiste. Elles aussi participent du divin. Il n'est besoin que d'apprendre à se centrer et à maintenir son attention sur une conscience plus profonde, pour que notre réaction n'ait plus de raison d'être. Évidemment, quand le dragon est à votre porte et que vous n'êtes pas suffisamment ouvert pour accueillir toute son énergie, mieux vaut tourner les talons. Il peut alors être utile de faire appel à un rituel qui permette de se centrer et de se protéger. Cela revient à sortir par la porte du fond.

    Mais, tôt ou tard, nous devons lui ouvrir la porte et accueillir cette énergie pour l'incorporer. Il faut, pour ce faire, avoir atteint un stade de centrage et de confiance suffisamment élevé. Il est aisé de comprendre comment l'homme égoïque peut considérer Dieu comme un champion vainqueur des forces du mal, mais ça, c'est une image élaborée par nos attirances personnelles qui ne peut avoir aucun sens. En fait, il est plus sage de réaliser qu'au fur et à mesure de notre aspiration vers une conscience plus élevée, le mal est un niveau de nous-mêmes à rencontrer sur le chemin.

    Couverture de Le papillon noir
    page(s) 38
  • Pouvoir accueillir les autres

    Si vous pouvez vous permettre d'être ce que vous êtes, cela veut dire automatiquement que vous pouvez recevoir les autres en tant qu'invités. Comme le sol sur lequel marchent vos invités est sûr, personne ne va défoncer le plancher. La maison est solide, bien construite ; c'est votre maison et elle peut accueillir des gens. Cela rend les invités plus à l'aise ; comme ils sont mieux reçus, ils n'ont plus à opposer de résistance. Il y a entente mutuelle.

    Couverture de Bardo
    page(s) 30
  • Lorsque nous réprimons notre douleur

    Malheureusement, certaines familles adoptent le même genre de fonctionnement [celui de la violence psychologique qu'exercent certains régimes politiques autoritaires]. Par exemple, dans certaines cultures, les pères et toute la société apprennent aux garçons qu'« un homme ne pleure pas ». Dès leur plus jeune âge, les garçons se trouvent contraints de réprimer leurs sentiments, ce qui est une autre forme de violence, plus subtile. La souffrance est le lot de tous les êtres humains. Nous avons tous le droit de ressentir ce que nous ressentons et, au besoin, d'exprimer notre souffrance. Personne ne devrait se voir refuser le droit de pleurer. En refoulant nos sentiments, nous nous exposons à des maladies parfois très graves.

    Lorsque nous réprimons notre douleur, lorsque nous nions sa réalité, c'est une forme de violence que nous nous infligeons. Sur ce plan, la non-violence consiste à rester présent à soi-même, et à reconnaître la réalité de sa souffrance ou de son désespoir. Il ne s'agit pas de lutter contre nos sentiments ou de les refouler. Il faut les reconnaître, les accueillir et les transformer.

    Couverture de Esprit d’amour, esprit de paix
    page(s) 28
  • Tout m’est depuis toujours donné

    C'est clair : tout ce que j'ai, on me l'a donné. Tout ce que je peux avoir de vivant, de simple et de calme, je l'ai reçu. Je n'ai pas la folie de croire que cela m'était dû, ou que j'en étais digne. Non, non. Tout m’est depuis toujours donné, à chaque instant, par chacun de ceux que je rencontre. Tout ? Oui. Depuis toujours ? Oui. À chaque instant ? Oui. Par chacun de ceux que je rencontre, sans exception ? Oui. Alors, pourquoi, parfois, une ombre, une lourdeur, une mélancolie ? Eh bien c'est qu'il me manque parfois le don de recevoir. C'est un vrai don, un don absolu. Quelquefois je prétends trier, choisir, je me dis que l'herbe est plus verte de l'autre côté du pont, des bêtises comme ça, rien de grave puisque l'on continue de tout me donner, sans arrêt, pour rien.

    Couverture de Autoportrait au radiateur
    page(s) 20-21
  • Utiliser les pensées et les émotions

    Les pensées et les émotions ne cesseront jamais de se manifester. Le but de la pratique n'est pas de les éliminer. On ne peut pas davantage y mettre un terme que l'on ne peut arrêter les circonstances extérieures qui semblent jouer en notre faveur ou en notre défaveur. En revanche, on peut choisir d'accueillir ces mouvements de l'esprit et de coopérer avec eux. À un certain niveau, pensées et émotions ne sont rien d'autre que des sensations. On peut les mettre à profit pour progresser sur la voie à condition de ne pas les solidifier en les qualifiant de bonnes ou de mauvaises, justes ou fausses, favorables ou défavorables.

    Savoir utiliser à bon escient ses pensées et émotions consiste à observer la façon dont elles se manifestent et se dissolvent. Quand on pratique cet exercice, on s'aperçoit qu'elles sont insubstantielles. Lorsque l'on est capable de les voir comme des « transparences », on comprend qu'elles n'ont pas le pouvoir de nous attacher, de nous égarer ni d'altérer notre sens de la réalité. Et l'on ne s'attend plus à ce qu'elles cessent. Le fait même de penser qu'elles devraient cesser est en soi une erreur. La méditation permet de se libérer de cette conception erronée.

    Couverture de Petit guide du bouddhisme à l’usage de tous
    page(s) 42-43
  • Un seul geste pour rester digne de la vie

    Il ne m'est demandé en somme qu'un seul geste pour rester digne de la vie – et quelle qu'ait été la souffrance que j'ai subie : m'incliner. Cette loi secrète semble jouer dans toute vie.

    Lorsque, après une relation malheureuse (parents, époux, amants, etc.), je me détourne et m'éloigne sans un regard, la relation est certes coupée.

    Mais ce qui demeure, c'est la dépendance.

    Même si la relation vivante est sectionnée, le lien têtu de l'inachevé, du malaise et de la malédiction persiste.

    Couverture de N’oublie pas les chevaux écumants du passé
    page(s) 21-22
  • Entrer en contact

    Au cœur de l'attention, réside un acquiescement qui nous dispose à entrer en rapport direct à ce qui survient.

    Chercher à comprendre peut facilement être une forme d'évitement. Une manière de tout tenir à distance. La voie consiste davantage à entrer en contact. Être bouddhiste est d'une extrême simplicité : demeurer au plus près de ce qui est, sans le rejeter ou le saisir.

    Couverture de ABC du bouddhisme
    page(s) 24
  • Deux expériences conjointes

    Le mandala repose sur deux expériences conjointes.

    D'une part, nous apprenons à ne rien rejeter de ce qui est et à nous ouvrir aussi bien à la lumière qu'à l'ombre. Nous apprenons à les tisser ensemble, à ne pas les tenir séparées. Nous apprenons à faire que la douleur, au lieu de nous broyer, devienne chant.

    D'autre part, nous faisons de cette unité gagnée un cœur ouvert et vibrant.

    Couverture de Petite philosophie des mandalas
    page(s) 16
  • Voir simplement les phénomènes

    Wanshi nous dit : « Quand vous réalisez cela, vous ne pouvez plus être entraîné par les conditions extérieures. » Par « conditions extérieures », il veut parler de ce qui provoque les vents qui agitent notre esprit : la recherche de profit, d'approbation, d'honneurs, de positions, rechercher ce que l'on aime, rejeter ce que l'on n'aime pas. Tout cela nous entraîne dans un cycle de souffrance. Il arrive parfois que l'on transporte cet état d'esprit dans zazen lui-même, en recherchant une condition spéciale, en détestant les douleurs (considérées comme un obstacle à un bon zazen), ou bien les pensées, les préoccupations qui surgissent, et qui nous empêchent soi-disant de « faire le vide dans notre esprit ».

    Lorsqu'une douleur vient, on l'accueille et l'accepte telle qu'elle est, sans rien dramatiser. Une pensée, un souvenir, une préoccupation surgissent, on les voit tels qu'ils sont, comme une bulle qui monte à la surface de l'eau et retourne rapidement à son origine. Pratiquer la vraie réalité, c'est ne pas s'attacher à l'idée d'une réalité spéciale au-delà des phénomènes et voir simplement les phénomènes comme phénomènes. Juste cela. Rien de spécial.

    Couverture de Le champ de la vacuité
    page(s) 14
  • Accueillir

    [La] pratique qui consiste à faire bon accueil aux pensées, aux émotions et aux sensations porte le nom d'attention – traduction approximative du tibétain drenpa, « prendre conscience ». Ce dont nous prenons conscience, ce sont tous les processus subtils du corps et de l'esprit qui échappent d'ordinaire à notre attention parce que nous sommes concentrés sur la « grande image », l'aspect dominant de l'expérience qui détourne notre attention en nous submergeant ou en provoquant un désir irrépressible de prendre la fuite. Le fait d'opter pour l'attention réduit peu à peu la grande image en morceaux plus petits, plus gérables, qui apparaissent dans la conscience et en ressortent avec une incroyable rapidité.

    En fait, il est un peu étonnant de découvrir combien l'esprit est intimidé quand on lui propose d'être son ami. Les pensées et les sentiments qui semblaient si puissants et solides s'évanouissent presque aussi vite qu'ils apparaissent comme des bouffées de fumée dispersées par le vent.

    Couverture de Bonheur de la sagesse
    page(s) 30
  • « Je suis »

    Revenir sans cesse dans la simple intuition ou pressentiment :

    « Je suis »
    Je suis libre
    de tout conditionnement,
    de toute limite,
    de toute mémoire,
    de tout savoir,
    de toute hérédité,
    de tout passé,
    de tout avenir.
    Je suis un espace qui contient et accueille tout ce qui vit et respire :
    les justes et les injustes, les grands et les petits, les pauvres et les riches.
    Je suis présent,
    présence réelle du Réel souverain,
    je suis Cela,
    l'inconditionné, l'innommable, l'impensable,
    l'intangible, l'incréé, l'infinie liberté,
    pur espace, pure vacuité,
    je suis Cela.
    « Je suis ».

    Couverture de L'assise et la marche
    page(s) 19
  • Être entièrement là

    Une vie qui n'a pas de centre, c'est une vie qui n'a pas de sens. La paix (hésychia, pour les Grecs, shalom pour les Juifs, shanti pour les Indiens), c'est d'être entièrement là… […]

    Une assise sans cœur est une verticale d'ennui.

    Une marche sans cœur est une horizontale sans fruit.

    Le centre n'est pas un point particulier du corps, mais une ouverture, un espace dans lequel nous accueillons tout ce qui est, avec lucidité, gratitude et compassion. Se tenir là où se tient l'astre, ou l'acte immobile, l'acte pur et premier, selon Aristote, « qui fait tourner la terre, le cœur humain et les autres étoiles »… Si ce n'est pas l'Amour, ça lui ressemble…

    Couverture de L'assise et la marche
    page(s) 12
  • La voie est le but

    Grâce à la bonne disposition de notre esprit, nous sommes prêts à entrer en rapport direct avec tout ce qui se produit, d'une manière précise et douce. C'est ce qui mène à la bonne humeur et à la détente fondamentales.

    Quand nous nous rendons compte que la voie est le but, nous avons le sentiment que les choses se laissent travailler.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 195 (22 - La voie est le but)
  • Un avec notre confusion

    Nous aimions la méditation et les enseignements quand nous étions inspirés, en contact avec nous-mêmes et sur la bonne voie. Mais qu'en est-il lorsque ça commence à ressembler à un fardeau, comme si nous avions fait le mauvais choix et que plus rien n'est à la hauteur de nos attentes ? Les gens que nous rencontrons ne sont pas tellement sains. En fait, ils ont l'air passablement perdus. La gestion de ce lieu est insatisfaisante. Même le maître est contestable. Cette situation où nous nous retrouvons coincés est précisément l'étape dans notre méditation et dans nos vies où nous pouvons vraiment apprendre quelque chose.

    Croyez-le ou non, c'est dans ces moments de tracas, de déroute et de malaise que nos esprits peuvent grandir. Au lieu de voir ce qui se produit comme une preuve de notre faiblesse personnelle ou de la puissance de quelqu'un d’autre, au lieu de penser que nous sommes stupides et quelqu'un d'autre manque de bienveillance, nous pourrions renoncer à toutes les récriminations envers nous-mêmes et envers les autres. Nous pourrions demeurer là, désarçonnés, ne sachant pas quoi faire, rester dans cette situation avec l’énergie tendre et crue du moment. C'est à ce stade que nous commençons à apprendre le sens derrière les concepts et les mots.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 160-161 (18 - Instructions orales secrètes)
  • Simplement de s'ouvrir à ce qui est

    [L]a méditation dont il est ici question n'est pas du tout une réflexion sur un thème donné, mais un exercice délibéré d'attention à ce qui se passe moment après moment, dans le présent vivant – sans aucune attente ou conception. Il s'agit simplement de s'ouvrir à ce qui est, en le laissant être tel qu'il est.

    Couverture de La méditation
    page(s) 6-7
  • Sentir partout à la fois

    Rien ne peut changer si tout ne change pas, et tout change si tout est senti à la fois au même instant. Sentir partout à la fois veut dire que l'on y est et que, enfin, on s'est laissé troubler et bouleverser au point de ne rien refuser, de tout laisser venir.

    Couverture de Jamais contre, d’abord
    page(s) 336-337 (Il suffit d'un geste)
  • Se contenter de laisser venir

    [I]l faut faire un saut dans l'inconnu. Ne plus penser et ne plus vouloir, ne plus s'interroger sur le pourquoi et sur le comment, mais se contenter de laisser venir. Pour beaucoup, cela est intolérable, pare que la culture ambiante ne dispose d'aucun soupçon de la nature de ce laisser-venir. Il faut donc admettre que cette pratique n'est pas faite pour tout le monde, surtout lorsqu'elle est poussée à l'extrême de son dépouillement et, par là même, de son efficacité. Il est normal qu'elle fasse peur.

    Couverture de Jamais contre, d’abord
    page(s) 330 (Il suffit d'un geste)
  • Je fais partie du monde

    En méditant, je découvre combien je fais partie du monde. J'entre en relation avec ce qui est, tel qu'il est, y compris avec moi, en un geste de bienveillance que la vie nous a désappris.

    Couverture de Foutez-vous la paix !
    page(s) 22
  • Que faire des pensées

    Vous êtes submergé de pensées ? Soit. Je ne vais pas m'obliger à faire le vide dans ma tête – je serais certain d'arriver au résultat inverse et me retrouver avec un déluge incontrôlable de pensées. Je vais rentrer en rapport avec ce qui se passe, prendre ces pensées comme elles viennent. Je ne vais pas les disséquer, je ne vais pas non plus leur déclarer la guerre ni les obliger à s'en aller. Je vais considérer que toutes mes pensées, toutes mes perceptions, y compris sensorielles, participent de la méditation. Au fond, je ne vais rien faire. Je vais être.

    Couverture de Foutez-vous la paix !
    page(s) 20-21