Extraits étiquetés avec : observer

  • Observer les ficelles

    Vous subissez de multiples, de différentes invitations à lâcher… Voilà ce que les drogues fortes ont en commun et aussi que c'est toujours le cerveau qui prend les coups, qui observe ses coulisses, ses ficelles, qui joue petit et grand jeu, et qui, ensuite, prend du recul, un singulier recul.

    Couverture de Connaissance par les gouffres
    page(s) 10
  • Observer en profondeur la peur

    Pour examiner, il faut qu'il y ait liberté dans notre vision ; absence de tout préjugé, de toute conclusion, de tout concept, de tout idéal, de toute idée préconçue, ce qui vous permet dès lors d'observer réellement par vous-même ce que c'est que la peur. Quand vous observez de très près, au cœur des choses, la peur existe-t-elle ? Autrement dit : vous ne pouvez observer ce que c'est que la peur (de très près, dans la profondeur des choses) que quand l'« observateur » est la « chose observée ». […]

    On peut voir par soi-même et très clairement que la peur est implicite dans la structure même de la pensée – quand on réfléchit à ce qui s'est passé hier et dont on a peur, ou en pensant à l'avenir –, d'accord ? La pensée donne naissance à la crainte, n'est-ce-pas ?

    Couverture de Le vol de l’aigle
    page(s) 16-17
  • Là où il y a peur, il n’y a pas d’amour

    Ne vous contentez pas d'emmagasiner une accumulation de paroles et d'idées – lesquelles sont en réalité sans aucune valeur –, mais, par l'acte même d'écouter, d'observer les divers états de votre esprit, à la fois verbalement et non verbalement, demandez-vous tout simplement si l'esprit peut jamais être affranchi de la peur en ne l'acceptant pas, en ne la fuyant pas, en ne disant pas « Il faut que je développe en moi une résistance, le courage », mais en prenant réellement conscience de cette peur qui nous entrave. À moins d'en être libéré, on est incapable de voir clairement, profondément ; et de toute évidence, là où il y a peur, il n’y a pas d’amour.

    Couverture de Le vol de l’aigle
    page(s) 14
  • Liberté & discipline

    [I]l faut qu'existe [la] liberté, non pas à la fin de l'enquête, mais dès le premier pas. Faute d'être libre, on ne peut explorer, examiner, sonder. Pour qu'il y ait pénétration profonde, il faut qu'il y ait non seulement liberté, mais aussi la discipline nécessaire à toute observation ; la liberté et la discipline vont de pair (mais il ne faut pas se discipliner dans le but d'être libre). […]

    Apprendre et être libre vont de pair, la liberté entraînant sa propre discipline, une discipline qui n'est pas imposée par l'esprit dans le but d'obtenir un certain résultat. Voilà deux choses qui sont essentielles : la liberté et l'action d'apprendre. On ne peut apprendre à se connaître, à moins d'être sans entraves, […]

    Une telle observation, une telle perception, une telle vision entraînent leur propre discipline, leur propre façon d'apprendre ; il ne s'y trouve aucun conformisme, aucune imitation, aucune suppression, aucun contrôle d'aucune sorte. En cela réside une grande beauté.

    Couverture de Le vol de l’aigle
    page(s) 13
  • Le non-agir, domaine de la vraie méditation

    [Les pratiquants doivent être] armés d'une volonté implicite, voire intrépide, d'explorer le paysage intérieur de l'esprit et du corps, et le royaume de ce que les anciens taoïstes chinois et les maîtres Chan appelaient le non-agir, le domaine de la vraie méditation, au sein duquel il semble que rien ou pas grand-chose ne se passe ni ne se fait, mais où, dans le même temps, rien d'important n'est négligé, permettant ainsi à cette mystérieuse énergie d'un non-agir ouvert et conscient de se manifester de façons remarquables dans le monde de l'agir.

    Couverture de L’éveil des sens
    page(s) 25
  • Au lieu d’être dans le film, voir la bobine

    La méditation est vulgairement connue comme le pur développement de la stabilité, de l'ouverture et de l'intuition, le niveau intuitif. Mais si vous vous reliez au principe de la méditation en connexion avec le principe féminin, la pratique de la méditation est aussi considérée comme, et devient, une acquisition de la perception intelligente. La raison en est que, dans la pratique de la méditation, lorsqu'une personne commence à s'asseoir et à méditer, elle ne rentre plus dans le courant des activités, du speed, du business ou quoi que ce soit. On recule d'un pas et on y regarde de plus près : comme si, au lieu d’être dans le film, on voyait la bobine.

    La différence est que la méditation nous permet de prendre un peu de recul et d'observer ce qui se passe dans le monde.Vous n'essayez pas particulièrement de cultiver un esprit étudiant, analytique ; mais en même temps, nous apprenons à voir comment marchent les choses, sans approche particulièrement analytique mais purement d'après la perception. Puis nous acquérons de la logique. On commence à avoir de la logique et à comprendre comment marchent les choses, la façon dont ça fonctionne. On devient aussi capable de voir à travers le jeu de ce principe féminin particulier qui existe ; on commence à voir à travers les blagues qui nous ont été faites. Nous pourrions également voir que cela a été pour nous salutaire et destructeur à la fois.

    Couverture de Enseignements secrets
    page(s) 56-57
  • L’observation de l’esprit

    L’observation de l’esprit est le dénominateur commun à toutes les traditions et les lignées de la pratique bouddhiste. Cette investigation nous mène au-delà des limites de la pratique formelle. L'esprit curieux est amené à réfléchir sur lui-même à tout moment et dans n'importe quelle situation. Observer son esprit est une attitude, une approche et une pratique. En un mot, c'est une façon personnelle d'insuffler de la vie à sa pratique.

    Couverture de Petit guide du bouddhisme à l’usage de tous
    page(s) 35
  • Le but de tous les enseignements bouddhistes

    Le but de tous les enseignements bouddhistes, formels ou informels, est de réduire l'importance que l'on s'accorde à soi-même de façon à laisser de l'espace à la vérité. Ce processus commence par l'observation du fonctionnement de son esprit.

    Couverture de Petit guide du bouddhisme à l’usage de tous
    page(s) 33
  • Concilier notre potentiel et nos névroses

    Il nous faut atteindre une certaine maturité pour apprendre à concilier notre potentiel et nos névroses. La pratique de l'observation de l'esprit permet de développer cette maturité.

    Cette réflexion introspective désigne l'attitude d'esprit et la méthode qui consistent à regarder en toute lucidité et sans jugement de valeur tout ce qui surgit dans notre esprit. C'est un exercice difficile : nous avons en effet tendance à rejeter nos expériences déplaisantes et à susciter les plus agréables. La beauté et la bonté extraordinaires inhérentes à cette méthode résident dans le fait qu'elle exige tout simplement de faire l'expérience de l'ensemble de ce que nous vivons.

    Couverture de Petit guide du bouddhisme à l’usage de tous
    page(s) 26-27
  • À chaque méditation, tout est neuf

    Chacun doit pouvoir sentir que tout est « neuf », chaque fois, et observer les choses telles qu'elles se présentent spontanément.

    Couverture de Méditer avec les enfants
    page(s) 31
  • Revenir à l’herbe, aux pierres, à une fumée

    Encore était-ce trop préciser ; pour être tout à fait exact, je devrais, après avoir évoqué l'image de la Grèce [venue en contemplant dans une combe une source et la chapelle dédiée], l'effacer, et ne plus laisser présents que l'Origine, le Fond : puis écarter aussi ces mots ; et enfin, revenir à l’herbe, aux pierres, à une fumée qui tourne aujourd'hui dans l'air, et demain aura disparu.

    Couverture de Paysages avec figures absentes
    page(s) 30-31
  • Pourquoi est-ce si difficile de rester immobile ?

    Arrêtez-vous un instant et voyez la peur comme un tyran. Cessez de courir, retournez-vous et affrontez-la. Rien de plus. Un tyran puise sa force dans votre fuite et votre angoisse. Rien qu'en cessant de fuir, vous lui coupez l'herbe sous le pied. Pourquoi est-ce si difficile de rester immobile ?

    Couverture de Vivre sans peur
    page(s) 17
  • Ne pas se juger pour les escapades de son esprit

    Bien entendu, je pouvais encore être emporté par des pensées ou des lambeaux de rêverie, passer d'un état d'agitation à un état de torpeur. Mon père me conseilla une autre fois de ne pas trop m'inquiéter de ces événements anodins. Je me rappellerais tôt ou tard qu'il fallait retourner à la simple tâche d'observer tout ce qui se passait à l'instant présent. L'important, c'était de ne pas me juger pour ces baisses d'attention. Cela s'avéra une leçon essentielle parce que, en effet, je n'arrêtais pas de me juger pour ces dérives.

    Mais voici que, une fois encore, cette instruction m'enjoignant de simplement observer mon esprit fut à l'origine d'une surprenante réalisation. Ce qui, dans l'ensemble, me dérangeait, c'étaient ces jugements sur mon expérience.

    Couverture de Bonheur de la sagesse
    page(s) 31
  • Se connaître

    [C]hercher à se connaître selon quelqu'un c'est recueillir des informations en ce qui le concerne, lui, et pas nous. Or ce que nous voulons apprendre, c'est en fait ce que nous sommes nous-mêmes.

    Ayant bien compris que nous ne pouvons compter sur aucune autorité pour provoquer une révolution totale dans la structure de notre psyché, nous éprouvons une difficulté infiniment plus grande à rejeter notre propre autorité intérieure : celle qui résulte de nos petites expériences particulières, ainsi que de l'accumulation de nos opinions, de nos connaissances, de nos idées et idéaux. […]

    Être libre de toute autorité, de la nôtre et de celle d'autrui, c'est mourir à tout ce qui est d'hier, de sorte qu'on a l'esprit toujours frais, toujours jeune, innocent, plein de vigueur et de passion. Ce n'est qu'en cet état que l'on apprend et que l'on observe. Et, à cet effet, il faut être conscient avec acuité de ce qui a lieu en nous-mêmes, sans vouloir le rectifier ni lui dire ce qu'il devrait être ou ne pas être, car dès que nous intervenons, nous établissons une autre autorité : un censeur.

    Couverture de Se libérer du connu
    page(s) 28-29
  • Observer ce qui a lieu

    Il m'apparaît que toutes les idéologies sont totalement idiotes. Ce qui importe, ce n'est pas d'adopter une philosophie de la vie, mais d'observer ce qui a lieu, en toute vérité, dans notre vie quotidienne, intérieurement et extérieurement.

    Couverture de Se libérer du connu
    page(s) 24
  • La vérité est vivante

    La vérité n'a pas de chemin, et c'est cela sa beauté : elle est vivante. [… C]ette chose vivante est ce que vous êtes en toute réalité : elle est votre colère, votre brutalité, votre violence, votre désespoir. Elle est l'agonie et la douleur que vous vivez.

    La vérité est en la compréhension de tout cela, vous ne pouvez le comprendre qu'en sachant le voir dans votre vie. Il est impossible de le voir à travers une idéologie, à travers un écran de mots, à travers l'espoir et la peur.

    Nous voyons donc que nous ne pouvons dépendre de personne. Il n'existe pas de guide, pas d'instructeur, pas d'autorité. Il n'y a que nous et nos rapports avec les autres et avec le monde. Il n'y a pas autre chose.

    Couverture de Se libérer du connu
    page(s) 22-23
  • Suivre le fil de ce qui se déroule en nous

    Suivre le fil de ce qui se déroule en nous nous permet de nous affranchir peu à peu de ce qui nous alourdit et nous paralyse au niveau psychique.

    Couverture de La guérison du cœur
    page(s) 235
  • Deux formes de conscience

    Nous sommes conscients de ce fond de Présence et en même temps des pensées qui émergent et se déploient dans l'espace mental. C'est une subtile division entre la part témoin qui observe et celle observée. Car, en apparence du moins, il existe bien deux formes de conscience. D'une part la Pure Présence d'être, lumineuse et claire ; d'autre part, la conscience égotique, intrinsèquement liée aux modifications mentales. Et c'est en s'appuyant sur la première que l'on peut prendre suffisamment de distance avec la « seconde » pour la connaître.

    Couverture de Les Mécanismes du moi et le silence intérieur
    page(s) 17-18
  • Observer sur le vif

    Les savoirs de la science, de la théologie, de l'ésotérisme sont mis de côté, car ce sont des spéculations sur des objets qui n'appartiennent pas à notre expérience immédiate. Ce qui ne veut pas dire que le big-bang, les anges, les photons ou Dieu n'existent pas, mais ils n'entrent pas dans le cadre de cette quête. Le champ d'investigation de ces disciplines n'est pas le même.

    Il ne s'agit pas non plus d'une réflexion, d'une analyse, au sens psychologique du terme, décryptant le fonctionnement du « moi » en se basant sur des informations, des investigations antérieures. Là encore, une telle démarche fait appel à un savoir extérieur et demande des connaissances qui n'appartiennent pas à notre expérience immédiate.

    En réalité, il s'agit d'effectuer une prise de conscience « sur le vif » des mécanismes du moi, et pour cela d'ouvrir ses sens intérieurs pour explorer les multiples nuances de la pensée, des sentiments, des sensations […]

    Nous sommes dans notre petit laboratoire intime. Pour cela pas besoin d'instruments compliqués. Notre attention suffit. Tout est là, immédiatement présent.

    Couverture de Les Mécanismes du moi et le silence intérieur
    page(s) 14-15
  • Observer sans juger

    La première méthode, ne plus lutter, est résumée dans les consignes de śamatha-vipassanā. Quand nous nous asseyons en méditation, quoi qu'il se présente à notre esprit, nous le regardons en face, l'appelons « penser » et revenons à la simplicité et au caractère immédiat de la respiration. Encore et toujours, nous revenons à la conscience éveillée d'origine, dénuée de concepts. La pratique de la méditation est la manière dont nous cessons de lutter contre nous-mêmes, contre les circonstances, les émotions ou les sautes d’humeur. Cette instruction de base est l'outil dont nous pouvons nous servir pour apprendre à pratiquer et à mener notre vie. Quoi qu'il advienne, nous pouvons l'observer sans porter de jugement.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 166-167 (19 - Trois méthodes pour travailler avec le chaos)